W3vina.COM Free Wordpress Themes Joomla Templates Best Wordpress Themes Premium Wordpress Themes Top Best Wordpress Themes 2012

Home » islam »

Elle prescrit l’usage d’un nébuliseur au malade et lui dit qu’il ne rompt pas le jeûne.Et puis le contraire s’est avéré.Que doit faire le malade?

 

Louanges à Allah

Premièrement,
le nébuliseur est
un appareil qui transforme une solution en particules et les transfèrent
aux poumons par voie nasale ou buccale.On l’emploie
pour traiter des allergies et crises respiratoires cycliques et d’autres
maladies de l’appareil
respiratoire. L’inhalation
de particules rompt le jeûne.
C’est pourquoi
il n’est pas permis
au jeûneur d’utiliser
cet appareil au cours d’une
journée de Ramadan,
sauf en cas de nécessité.
S’il le fait ,
il rompt son jeûne.Voir
la réponse donnée 
à
la
question n°78459.

Deuxièmement,
on ne délivre pas un
avis religieux sur la base d’une
simple conjecture.Le médecin
aurait dû vérifier
avant d’affirmer que l’usage
dudit appareil ne rompt pas le jeûne
ou conseiller le malade à aller
interroger des ulémas.Dès
lors, le médecin doit se
repentir devant Allah Très-haut
et informer le malade de son erreur. Elle a bien fait
en appelant le malade et en lui envoyant une lettre.Elle n’a
pas à accomplir
un acte expiatoire et n’a
rien d’autre à faire
en plus de ce que nous avons dit.Le
malade ayant utilisé l’appareil
en Ramadan ne fait que rattraper le jeûne
du jour concerné.

Cheikh Ibn Outhaymine
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)
fut interrogé en
ces termes: «Quand
on donne un avis religieux à quelqu’un
avant de consulter les propos  des ulémas
sur le sujet et se rendre compte qu’on a tort, que faut
il faire? A-t-on
commis un péché?
Nous espérons être
édifiés. »

Voici sa réponse
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde):
« Si le premier
avis était le fruit
d’un effort d’interprétation
personnel mené par
une personne compétente
qui, après
appris avoir approfondi la recherche et après
en avoir soumis le résultat
à la
discussion, s’est
rendu compte de son erreur, il n’encourt
rien.En
effet, les grands imams agissaient de la sorte.L’un d’entre
eux émettait
plusieurs avis sur le même
sujet. Si, en revanche ,
son premier avis n’était
fondé sur
aucun savoir et n’était
précédé d’aucun
effort de réflexion,
mais résultait d’une
simple conjecture -celle-ci étant
parfois source de péchés-,
il lui est  interdit dès
le début d’émettre
un avis fondé sur
la simple conjecture et le tâtonnement.
Car, agir ainsi revient à parler
d’Allah
sans  connaissance.Or
parler d’Allah sans
connaissance relève
des péchés
majeurs selon la parole du Très-haut:
« Dis: «Mon
Seigneur n’a
interdit que les turpitudes (les grands péchés),
tant apparentes que secrètes,
de même que le péché,
l’agression
sans droit et d’associer
à Allah
ce dont Il n’a
fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas».  » (Coran,7:33)
L’auteur d’un
avis erroné doit
chercher celui auquel il l’a
transmis pour l’informer
que son avis est une erreur.S’il
accomplit une telle démarche,
nous espérons qu’Allah
lui pardonnera. Délivrer
un avis religieux sans la connaissance requise est un acte dangereux car on n’égare
pas la seule personne qui a sollicité l’avis
mais aussi les autres qui l’auront
reçu d’elle.
D’où l’égarement
d’une multitude
de gens. Ce qui représente
une erreur et une injustice. » Extrait
de fatawa nouroune ala
ad-darb
.

Deuxièmement,
si la femme médecin
recommande l’usage
dudit appareil à un
malade qui en a besoin dans la journée,
sans évoquer son
incidence sur le jeûne,
elle n’a apparemment
commis aucun péché,
le malade étant dispensé de
l’observance du jeûne.Si
toutefois il veut l’observe,
il doit interroger les ulémas
pour connaitre l’impact
de l’usage de l’appareil
sur le jeûne.Ne
pas le faire serait une négligence
de sa part.

Si le médecin
recommande l’appareil
à un
malade qui peut s’en
passer dans la journée
et ne lui révèle
pas cette possibilité , elle commet un péché si
elle sait qu’il
va l’utiliser pour
ne lui avoir pas dit (que ce n’est
pans nécessaire?)
et pour avoir provoqué l’invalidation
de son jeûne en l’absence
d’une excuse.Si
le médecin ne
savait pas quand le mande allait utiliser l’appareil,
elle n’a commis aucun
péché.

Il convient
que le médecin concerné et
les autres apprennent les questions religieuses en rapport avec leurs spécialités
respectives, comme la purification rituelle, la prière
et le jeûne afin de ne
pas compromettre la pratique cultuelle des malades
par ignorance.S’ils
se heurtent à une
quelque ambiguïté à ce
propos, ils doivent orienter les malades vers les ulémas
pour qu’ils les
interrogent sur le statut religieux des traitements envisagés.

Allah le sait
mieux.

 

Related Posts

  • No Related Posts