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Exercer le courtage entre les compagnie d’assurance et leurs clients pour en tirer des revenus et alléger les tranches à payer par les assurés

 

Louanges à Allah

L’assurance commerciale est interdite sous toutes ses
formes parce que fondée sur le risque, le hasard et l’usure.Il s’agit d’échanger de l’argent contre de l’argent avec la probabilité d’une diminution ou d’une augmentation.
Ceci a déjà été expliqué dans le cadre de la réponse donnée à la
question n°8889 et la réponse donnée à la
question n°130761 et la
question n°
205100

On lit dans la réponse de la Commission permanente
(15/246): « L’assurance commerciale
est interdite pour ce qui suit:

1.Le contrat de l’assurance commerciale fait partie des
contrats impliquant des compensations 
financières probables, opérations lourdes de gros risques dans la mesure où l’assuré ne peut pas connaître au moment de la conclusion du contrat le montant de
ce qu’il pourrait donner ou recevoir (?).Il peut payer une
tranche ou deux et qu’un sinistre survient pour lui donner
droit à une compensation supérieure à celle qu’implique l’engagement de l’assureur. Il se peut
aussi qu’il n’y ait pas de sinistre du tout et qu’il verse toutes les tranches sans rien recevoir.Il en est de même pour l’assureur car il ne
peut préciser ce qu’il doit donner ou recevoir sur chaque contrat pris à part.

Un hadith authentique reçu du Prophète (Bénédiction et salut sont sur lui) interdit toute vente
entachée de risques.

2.Le contrat portant sur une assurance commerciale est une sorte de jeu d’hasard parce qu’il implique des
compensations financières hasardeuses.On
y est exposé au risque non justifié et au gain sans effort du tout ou sans un effort approprié . En effet, l’assuré peut payer une tranche de l’assurance et qu’ensuite un accident arrive et entraîne la perte pour l’assureur de tout le
montant de l’assurance.Il se peut qu’aucun accident n’arrive et que l’assureur gagne les tranches de l’assurante sans contre partie.Puisque
l’ignorance  entoure
l’opération, elle est un
jeu d’hasard qui entre dans la portée générale de la disposition interdisant le jeu d’hasard stipulée dans la parole du
Très-haut: «Ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard,
les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin
que vous réussissiez.  » (Coran,5:90) et le verset suivant.

3.Le contrat portant sur l’assurance commerciale
implique l’usure résultant l’inégalité des biens échangés ou le retardement
de la remise d’un des biens échangés. En effet, si la
compagnie verse à l’assuré ou à ses héritiers ou à un bénéficiaire plus que la
prime payée, on tombe dans la premier type d’usure.Il s’y ajoute que l’assureur paye la somme au terme du contrat, on se
retrouve dans le deuxième type d’usure.Si la compagnie d’assurance versait à l’assuré une somme égale à celle qu’il avait payée, ce serait encore de l’usure due au retard de paiement . Or tous les deux types
d’usure sont interdits par les textes et le consensus. » La Commission Permanente pour les recherches
scientifiques et la Consultance

Signé Abdoullah ibn Qaoud, Abdourrazzaq Afifi et Abdul Aziz
ibn Baz.

Quand on est obligé de souscrire cette assurance, on ne commet aucun péché en le faisant mais on ne dirait pas que
l’assurance est devenue permise.Car
elle repose sur un contrat interdit. Le péché incombe à celui qui oblige les gens à la souscrire.

Voilà pourquoi il ne vous est pas permis de travailler comme
courtier d’assurance même si vos interventions permettent d’alléger les sommes à payer par les jeunes car il n’est pas permis de
faire la promotion d’un contrat interdit, notamment celui qui
implique l’usure. Mouslim
(1598) a rapporté d’après Djaber : « Le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) a maudit celui qui mange
de l’usure ou le fait manger ou l’enregistre ou y sert de témoins.Il
a dit qu’ils sont tous égaux. » Ceci montre l’énormité du crime que constitue la contribution à la pratique de l’usure de quelque manière que ce soit.

Allah le sait mieux.

 

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