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Il a volé de l’argent à la société qui l’a employé puis il s’est repenti et a des questions à poser

 

Louanges à Allah

Premièrement, le vol
fait partie des péchés majeurs. Nous louons Allah de vous avoir assisté à vous
repentir. Efforcez vous à faire le repentir comme il se doit. N’opposez pas un
mal à un mal en vous appuyant sur de fausses interprétations. Le fait pour
votre chef de ne pas respecter la promesse qu’il vous a faite ne vous autorise
pas à voler  de façon répétée d’autant
plus que vous dites qu’il s’est comporté comme il l’a fait  en raison de l’argent que vous leur avez
volé.

Deuxièmement, efforcez
vous à connaître le montant de l’argent volé à la société. Si vous ne parvenez
pas à le connaître avec exactitude, faites une estimation que vous croyez
fortement juste puis restituez -leur le montant correspondant.
Allah le Puissant et Majestueux dit: «Craignez Allah autant que faire se peut.»
(Coran,64:16).

Cheikh as-Saadi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit:«
Ce verset indique que tout devoir qu’on est devenu incapable d’accomplir
s’efface de lui-même et que si on est en mesure d’en accomplir une partie, on
fait ce qu’on est en mesure de faire et laisse le reste. C’est dans ce sens que
le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) dit: «Quand je vous donne un
ordre, exécutez le dans la mesure du possible.» (Cité dans les Deux Sahih). Cette règle religieuse régit des questions
secondaires impossibles à recenser.» Extrait du Tafsir
de Saadi (p.868).

Troisièmement, du moment
que vous avez restitué la moitié de ce que vous aviez indument
perçu de la société, vous avez bien fait. Efforcez vous  de restituer le reliquat. Vous n’êtes pas
tenu d’informer le patron de la réalité, ni des détails de ce que vous aviez
fait ni de ce que vous aviez l’intention de faire, si vous craignez que cela n’entraîne
des troubles ou si vous trouvez pénible de le faire ou redoutez la honte pour
vous-même. En effet, Allah préfère la discrétion. Le devoir est de restituer
les droits à leurs propriétaires de quelque manière que ce soit, à condition de
rester dans la limite du licite. Il faut en plus se repentir devant Allah
Très-haut et avoir un fréquent recours à la demande de pardon. Se référer à la
réponse donnée à la question n° 31234 et à
la question n° 43017.

Quatrièmement, les
bonnes œuvres telles la prières, le jeûne, l’aumône,
l’invocation, le dhikr et consort sou tendues
par l’intention de se repentir et un effort pour restituer les droits à leurs
propriétaires sont agréées, s’il plaît à Allah. Tout cela s’insère dans le
repentir ordonné. L’agrément d’une bonne œuvre ne dépend pas de la condition
que son auteur soit exempt de péchés ou de péchés majeurs. La commission d’un
péché majeur n’entraîne pas la nullité de ses bonnes œuvres, à moins qu’un
texte vienne l’affirmer dans un cas particulier.

L’ambigüité
réside  dans les actes d’obéissance liés
à ce péché. De tels actes peuvent être influencés par le péché dans le sens de
leur agrément car le bon acte (entaché d’un péché) peut être rejeté. Cette
question ressemble à celle concernant la situation d’une personne qui se repent
d’avoir commis un péché mais continue d’en perpétuer un autre.

Ibn al-Qayyim
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit:« Peut on se repentir
correctement d’un péché tout en persistant dans un autre péché? La question
fait l’objet de deux avis. Mon opinion est qu’il n’est pas juste de se repentir
d’un péché tout en continuant d’en commettre un autre de la même espèce. Quant
au fait de se repentir d’un péché tout en commettant un autre sans rapport avec
le premier et ne relavant pas de la même espèce, c’est possible. C’est le cas
de quelqu’un qui se repent de la pratique de l’usure mais continue à boire du
vin, son repentir portant sur la pratique de l’usure est juste. Cependant s’il
se repentait de la forme d’usure qui consiste à exiger un surplus sans se
repentir de la forme d’usure qui consiste à accorder un délai (moyennant une
contrepartie financière) et persiste à perpétuer cette forme d’usure ou inversement, ce serait inacceptable. C’est  comme le cas de celui qui se repent d’avoir
consommé le hachich tout en persistant à consommer du
vin ou inversement, le repentir de celui-là n’est pas juste. Car il ressemble à
un homme qui se repent d’avoir entretenu une relation adultérine avec une femme
tout en maintenant la même relation avec une autre. C’est aussi comme un homme
qui se repent d’avoir consommé le jus fermenté de raisin qui rend ivre tout en
persistant à consommer d’autres boissons qui produisent le même effet.

Celui qui se comporte de
la sorte ne se repent pas en réalité mais il change de péché en passant d’un
péché à un autre. Ce qui est différent du cas de celui qui laisse un acte de
désobéissance pour tomber dans un autre d’une espèce différente.» Extrait de madaridj as-Salikine
(1/273-275).

Cinquièmement,
s’agissant des choses que vous avez achetées grâce à l’argent volé puis donné
en aumône aux pauvres, sachez que votre aumône 
faite au profit des pauvres n’est pas acceptable, qu’elle soit en espèce
ou en nature car elle provient d’un bien mal acquis qui doit être restitué à
ses propriétaires. Il n’est pas permis d’en faire une aumône car Allah est bon
et n’agrée que ce qui est bon. Etant donné que vous avez l’intention de
restituer les biens intégralement,  vous
avez bien fait. Empressez-vous à les restituer.

Sixièmement, il n’est
pas institué pour vous de procéder à une prière de consultance pour restituer
les biens à leurs propriétaires. Vous n’en avez pas besoin pour connaître la
manière de restitution possible  car la
restitution est une obligation quand on peut le faire. Or ce qui est
obligatoire ne peut pas faire l’objet d’une prière de consultance.

Ibn Outhaymine
(Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit:« Le devoir ne peut pas faire
l’objet d’une consultance car Allah l’a tranché en en faisant un devoir.»
Extrait de al-liqaa ach-chahri
(4/135). Se référer à la réponse donnée à la question
n° 11981.

Si vous hésitez entre
deux manières de restituer les biens et ne savez pas laquelle convient le
mieux, on peut envisager le recours à la consultance pour mettre fin à
l’hésitation entre deux choses instituées puisque vous n’êtes pas en mesure de
décider la quelle mérite mieux d’être privilégiée.

Allah Très-haut le sait
mieux.

 

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