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Ils s’abstiennent de participer à la prière collective sous prétexte que l’imam perçoit un salaire.

 

Louanges à Allah

Premièrement, la
participation à la prière collective est prescrite aux hommes capables de le
faire. Seul un dévoyé 
écarté de la voie droite peut manquer d’y participer sans excuse.

Mouslim (654) a
rapporté d’après Ibn Massoud (P.A.a) qu’il a dit: «Quiconque veut rencontrer Allah demain en bon musulman
doit veiller à l’accomplissement de ces cinq prières aux endroits à partir
desquels on invite les fidèles à venir les accomplir. En effet, Allah a
institué pour votre Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) les bonnes
voies. Or, l’assiduité aux cinq prières  en fait partie. Si vous priiez dans
vos maisons comme le fait ce retardataire, vous vous seriez écartés de la voie
de votre prophète. Et si vous vous écartiez  de la voie de votre prophète, vous
vous égareriez. Chaque fois qu’un homme se purifie puis se rend à l’une de ces
mosquées, Allah lui inscrit un bienfait et l’élève un grade de plus et lui
enlève un péché pour chaque pas franchi. Il nous arriva un moment où seul un
hypocrite avéré s’abstenait de la participation aux prières faites à la
mosquée. On amenait même un homme soutenu par deux autres pour l’installer dans
la rangée des prieurs.»

D’après Abou Hourayra (P.A.a) un aveugle se
présenta au Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) et lui dit:

-«Messager
d’Allah, je ne dispose pas d’un guide pour m’amener à la mosquée.» Puis il
demanda au Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) de lui
permettre de prier chez lui. Ce qu’il obtient dans un premier temps avant
d’être convoqué et s’entendre dire:

-«Entends-tu
l’appel à la prière?»

-«Oui.»

-«Alors,
réponds.» (Rapporté par Mouslim,653 et par Abou
Dawoud,552). Dans la version de ce dernier ,on lit:
«Je ne te trouve aucune permission.»

Ibn al-Moundhir dit: «Si l’aveugle ne
bénéficie pas de dispense, le voyant mérite bien mieux de ne pas en être
dispensé.» Extrait d’al-Awsat (4/134). Voir al-Moughni (2/3). Pour trouver les arguments du caractère
obligatoire de la participation à la prière collective, voir la réponse donnée
à la question n°8918.

Deuxièmement,
quand l’imam perçoit un salaire du gouvernement, que le salaire provienne du Bayt al-mal (Trésor public), d’une fondation
privée ou d’une autre source, cela ne représente aucun inconvénient.

Al-Bahouti dit dans al-Kashaf
(1/475):«Si on lui donne quelque chose sans condition,
il n’ y a aucun inconvénient pour lui de l’accepter selon les textes. Il en est
de même quand ce qu’on lui donne provient du bayt
al-mal
ou d’une fondation privée.»

On a interrogé
cheikh al-Fawzan en ces termes:
«Je suis un fonctionnaire à la direction des waqfs
(biens de mainmorte). J’occupe le poste d’animateur de rites religieux. En
d’autres termes, j’assure la direction de la prière et perçois un salaire pour
cela. Est-ce permis quand on sait que je n’ai pas une autre source de revenu?»

Voici la réponse
du cheikh (Puisse Allah le protéger):« Il n’ y a aucun
inconvénient à ce que vous assuriez l’imamat et que perceviez ce que le bayt 
al-mal
réserve à l’imam en matière d’assistance car cela vous aide à
obéir à Allah. Ceci suppose que vous ne visiez pas  de gains mondains et que vous ne soyez
animés que du désir d’obtenir ce qu’il y a auprès d’Allah le Transcendant et
Très-haut et que vous n’assuriez l’imamat que 
par désir du bien et que vous ne preniez cette assistance que pour
satisfaire vos besoins et pouvoir vous consacrer entièrement à l’imamat. S’il
en est ainsi, il n’y aucun inconvénient. Car il ne s’agit que de vous ‘assister
à obéir à Allah le Puissant et Majestueux. Ce qui compte c’est le dessein. Si,
en revanche, on cherche l’accaparement de gains et utilise le culte et les
actes de dévotion comme un moyen de réaliser des gains, cela n’est pas permis.
C’est une fausse œuvre.» Extrait d’al-Mountaqa
min fatawa al-Fawzan

(49/49-50).

Si ce qu’on
donne à l’imam provient de dons versés par les gens, là ,
encore, il n’ y a aucun inconvénient, à condition qu’il ne formule aucune
condition et qu’il se contente de ce qu’il reçoit. Quelle qu’en soit le
montant.

Abou Dawoud a dit:«J’ai
entendu Ahmad (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) interrogé à propos
d’un imam qui a dit:« Je vous dirige la prière pendant le Ramadan contre le
paiement de tant de dirham.» Ahmad dit: «Je demande à
Allah la paix intérieure et extérieure! Qui va prier derrière un tel imam?»

On a rapporté de
lui (Ahmad) qu’il a dit: «Ne priez pas derrière celui
qui ne paye pas la zakat ni derrière celui qui formule la condition (d’être
payé). Mais il n’y a aucun inconvénient à ce qu’on lui donne (une contrepartie)
sans condition.» Extrait d’al-Moughni (2/9).

Ibn Noudjaym (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit:« Ils (les ulémas) ont dit: si l’imam n’a exprimé aucune
condition bien qu’on le sache nécessiteux et si on collecte une somme pour lui
à des échéances déterminées, ce serait bon et il peut l’accepter.» Extrait d’al-Bahr ar-raaiq (1/268).

Troisièmement,
vu ce qui précède, il est claire que le seul fait de percevoir un salaire du
gouvernement ou d’accepter des dons et largesses pour pouvoir assurer l’imamat,
ne remet pas en cause l’honorabilité de l’imam car il se peut qu’il le fasse de
manière légale et exempte de réprobation. Mieux, certains ulémas soutiennent la
permission de la perception d’un salaire en bonne et due forme, même quand l’imam
n’est pas pauvre et même quand il en exprime la condition. Cet avis est en
cours chez une partie des 
jurisconsultes malékites, chafiites et hanbalites. Voir akhdh al-mal alaa a’maal al-qourab par Adel Chaheen (1/206-220).

S’il en est
ainsi, ces questions relèvent du domaine de la réflexion personnelle. Ce qui ne
justifie pas l’usage d’un langage virulent vis-à-vis de celui qui pense
autrement ni le recours à la condamnation quand l’autre défend ce qu’il croit
et trouve mieux argumenté pour lui. On ne doit a fortiori ni le dénigrer ni le
stigmatiser pour cela.

Quatrièmement,
sonder les intentions de l’imam pour savoir pourquoi il a choisi l’imamat et vérifier
qu’il n’est pas guidé par la recherche de l’argent, n’est pas à la portée des
gens. Bien au contraire, on doit confier son sort à Allah et le traiter selon
les apparences. Car le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient sur lui) a
dit: «Je n’ai certes pas reçu l’ordre de fouiller  dans les cœurs des gens ni de leur ouvrir le
ventre.» (Rapporté par al-Bokhari et par Mouslim).

A supposer que
nous puissions y parvenir et découvrions qu’il commet des péchés, le seul fait
pour l’imam d’en commettre n’excuse pas notre abandon de la prière collective.
Au contraire, si on peut prier derrière un imam meilleur parce que plus pieux,
qu’on le fasse. Au cas où l’on ne trouve pas un tel imam, l’on n’est pas pour
autant autorisé à abandonner la prière collective.
Ceci fait partie des principes des Sunnites. Ils ne boycottent pas la prière du
vendredi et celles collectives sous le seul prétexte que l’imam commet un péché
et qu’ils ne peuvent pas lui trouver un remplaçant.

At-Tahhawi dit dans son traité sur le dogme (45):«Nous pensons qu’on peut prier derrière tout musulman ,
pieux ou non. Et nous prions pour leurs défunts.»

Cheikh al-islam
(Puisse Allah Très-haut lui accorder Sa miséricorde) écrit:«
Si on ne peut empêcher l’imam, qui affiche une innovation et la perversion, de
diriger la prière qu’en commettant un acte plus nocif que le dégât qui résulte
de sa direction de la prière, il n’est pas permis de l’en empêcher. Bien au
contraire, on accomplit derrière lui les prières qu’on ne doit faire que
derrière un imam telles les prières du vendredi, celles des fêtes et les
prières collectives, en l’absence d’un autre imam.

C’est ainsi que
les compagnons accomplissaient derrière al-Hadjdjadj
et derrière al-Moukhtar ibn Abi Oubayd
ath-Thaqafi et derrière d’autres la prière du
vendredi et les prières collectives car rater ces prières est bien plus grave
que leur accomplissement sous la      
direction d’un imam pervers. C’est surtout le cas quand le fait de le boycotter
ne met fin à sa perversion. Car on sacrifierait l’intérêt religieux sans
éradiquer le mal. Voilà pourquoi peu de gens parmi les ancêtres pieux
refusaient d’accomplir la prière du vendredi et les prières collectives
derrière des imams pervers. Si toutefois on peut faire les dites prières
derrière un imam pieux, cela vaut bien mieux que de les accomplir derrière un
imam pervers.» Extrait de Madjmou al-fatawa (23/343).

On doit
conseiller ces gens d’aller 
célébrer la prière dans les maisons qu’Allah a donné
l’autorisation de construire et d’y rappeler Son nom. C’est un devoir que de
s’y rendre en compagnie des autres musulmans pour participer aux prières
collectives et œuvrer pour faire régner la cohésion au sein des musulmans et
éviter la division, les mauvaises opinions et la détérioration des relations
(intra musulmanes).

Allah le sait mieux.

 

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