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Le fumeur de la marijuana est-il assimilable au buveur du vin?

 

Louanges à Allah

Premièrement,
avant de juger la marijuana, il faut en connaitre la nature et les effets de
son utilisation.

La marijuana est
une des dérivées du cannabis indien. C’est une plante aux effets hallucinants , répandue dans les pays arabes sous plusieurs
noms notamment banjo,en Egypte. Le banjo est
différent du hachich. Elle est plus connue sous son appellation occidentale: marijuana ou mariruana
ou marijouana.

La forme
végétale du remède se compose de fleurs mures à dessécher à côté de feuilles
appelées en  anglais
pistillate; des feuilles douces en début d’éclosion.

Une fois
manufacturée, elle est appelée hachich et elle se compose de glandulaire
trichomes obtenues des principales matières végétales actives contenues dans le
cannabis. Ce qui fournit la formule chimique organique

Δ9-tetrahydrocannabinol(delta-9-en:tetrahydrocannabinol)connue
comme THC

 Le hachich fait partie des hallucinogènes quand on le
prend en grande quantité. Il est plus courant et plus répandu de le fumer. Ce
qui produit un effet rapide sur le système nerveux central à cause de la
rapidité avec laquelle la matière passe du poumon au sang et de là à la  cervelle pour donner une sensation de relaxe,
de somnolence, de réjouissance, de vigueur et de vivacité, le tout suivi de la
sensation d’une profonde torpeur et de la difficulté de se concentrer, de
rester attentif et de se souvenir immédiatement et dans le court terme.
L’intéressé souffre encore de déséquilibre dans sa mobilité en plus de
l’accélération des battements de son cœurs, du stress ,
d’hypotension, de la sécheresse de la bouche et de la gorge.» Extrait  succinct d’al-Mawsou’aal-hurra (Wikipedia )

Deuxièmement,
une fois la marijuana clairement décrite, nous savons qu’elle est du vin et
peut faire l’objet de toutes les dispositions applicables au vin. Les
dispositions religieuses ne résultent pas d’une déduction rationnelle et ne proviennent
pas d’études et de réflexions. Elles ne peuvent être tirées que des textes
religieux et des sentences prononcées par Allah et Son messager sur les choses.
Le Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui) a appelé vin tout ce qui
provoque l’ivresse et lui a appliqué toutes les dispositions concernant le vin.

Mousilm (2003) a
rapporté dans son Sahih d’après Ibn Omar (P.A.a) que le Messager d’Allah (Bénédiction et salut soient
sur lui) a dit:« Tout ce qui rend ivre est du vin et
tout ce qui provoque l’ivresse est interdit. Celui qui boit du vin ici-bas et
meurt alcoolique sans se repentir ne le boira pas dans l’au-delà.»

Si la marijuana
est une manière enivrante, comme nous l’avons dit dans sa définition et comme
il est bien connu, il n’ y a aucun doute qu’elle est
du vin et en partage les dispositions ici-bas et dans l’au-delà.

Aucun compte
n’est tenu du fait que seule la consommation d’une grande quantité rend ivre et
que la petite quantité ne produit pas cet effet. Car le Prophète (Bénédiction
et salut soient sur lui) a dit: «Est interdit, même en
petite quantité, tout ce qui rend ivre quand on le prend en grande quantité.» (rapporté par an-Nassai (5607) et
jugé authentique par al-Albani.

Cheikh al-islam , Ibn Taymiya (Puisse Allah
lui accorder Sa miséricorde) a fait de longs développements sur le sujet. On y
trouve l’explication de ta question relative au statut et à la nature de cette
matière (la marijuana/ hachich), notamment l’explication de l’applicabilité de
toutes les dispositions concernant le vin.

Ibn Taymiya (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) écrit: «Quant au maudit hachich qui provoque l’ivresse, elle
est comme les autres substances qui produisent le même effet. Or tout ce qui
provoque l’ivresse est interdite de consommation de
l’avis unanime des ulémas. Mieux , tout ce qui
perturbe les facultés mentales est absolument interdit, même s’il ne provoquait
pas l’ivresse comme le banjo. La consommation d’une telle substance est
passible d’une peine. La consommation de ce qui n’entraîne pas l’ivresse (mais ne
perturbe les facultés mentales) doit être sanctionnée.

La faible
quantité du hachich susceptible de provoquer  l’ivresse  est interdite selon la majorité des ulémas
comme c’est le cas de la petite quantité de toute autre substance enivrante. La
parole du Prophète (Bénédiction et salut soient sur lui):«Tout
ce qui enivre est du vin et tout vin est interdit.» s’applique à tout ce qui
provoque l’ivresse. Peu importe qu’on le mange, le boit et qu’il soit congelé
ou liquide. Si on congelait du vin, il n’en serait pas moins interdit. Si on
liquéfiait le hachich, il n’en serait pas moins interdit.

Notre Prophète
(Bénédiction et salut soient sur lui) jouissait du don de la concision. Quand il
prononçait un discours général , sa portée s’étendait
à tout ce qui pouvait être concerné; qu’il s’agisse d’entités existantes en son
temps et dans son milieu ou  d’autres. Sa
phrase: «Tout ce qui rend ivre est interdit.» s’applique
à tout ce qui existait à Médine en fait de vins obtenus grâce à la fermentation
de dattes ou d’autres (fruits). Elle s’appliquait encore à ce qui en existait
au Yémen en matière de vins provenant de la transformation du blé, de l’orgue,
du miel et d’autres sources y comprises celles découvertes après lui comme le
vin obtenu grâce au lait de cheval que les Trucs et d’autres consomment. Aucun
uléma n’a établi une distinction entre le vin provenant du lait de cheval  et celui
provenant du blé ou de l’orgue, même si l’un existait en son temps et était
connu tandis que l’autre ne lui était pas connu du fait que personne en terre
arabe ne consommait du vin tiré du lait de cheval.

Selon nos
informations, le hachich fit son apparition en terre musulmane vers la fin du 6e
siècle et le début du 7e  pendant l’invasion tartre. Il se
répandit sous la domination de Jankis Khan. Quand les
gens s’étaient livré publiquement aux péchés qu’Allah
et Son Messager leur avaient interdit, Allah permit à leurs ennemis de prendre
le dessus sur eux.

La consommation
de ce maudit hachich faisait partie des pratiques les plus condamnables. Elle
est pire que les boissons qui provoquent l’ivresse à certains égards tandis que
les dites boissons sont pires que lui à certains autres égards.

En effet, en
plus de son aptitude à rendre son consommateur complètement ivre, il
l’effémine, le pervertit , corrompt son humour , le
rend vorace et peut le précipiter dans la folie… Beaucoup de gens sont
devenus fous à cause de sa consommation.

D’aucun disent qu’il a un effet sur le mental mais ne rend
pas ivre et qu’il est comme le banjo. Ce qui n’est pas vrai car il provoque
l’euphorie et procure le plaisir et la déconcentration comme le vin, d’où la
propulsion à le consommer. Sa consommation en petite quantité pousse à en
prendre davantage, à l’instar des boissons enivrantes. Celui qui en devient
accoutumé a plus du mal à s’en passer que l’alcoolique. Aussi est-il plus nocif
en partie que le vin. Voilà pourquoi les ulémas disent que sa consommation doit
entraîner l’application de la même peine que le vin. Leur divergence de vues
porte sur son caractère impur.

Celui qui
devient ivre après avoir bu ou fumé du hachich, n’est pas autorisé à s’approcher  d’une
mosquée jusqu’à ce qu’il retrouve sa lucidité. Sa prière n’est valide que quand
il est conscient de ce qu’il dit. Il doit se laver la bouche, les mains et les
vêtements chaque fois. La prière est une obligation pour lui mais son
accomplissement ne sera agrée 
de sa part durant quarante jours et jusqu’à ce qu’il se repente,
d’après cette parole du prophète (Bénédiction et salut soient sur lui):« Les
prières du buveur du vin ne seront agréées durant quarante jours. S’il se
repent, Allah agrée son repentir. S’il recommence à boire, ses prières ne
seront pas agréées 
durant quarante jours. S’il se repent encore ,
Allah agréera son repentir. S’il se remet à boire, Allah se chargera de
l’abreuver de la pourriture qui se dégage des corps des gens jetés en enfer.»

Quant à celui
qui dit que la question n’est l’objet ni d’un verset ni d’un hadith, il ne fait
que révéler son ignorance. Le Coran et le hadith contiennent des mots riches en
contenu qui fondent des règles générales et des sujets à portée universelle qui
englobent tout ce qu’ils peuvent régir. Leur domaine d’application est tracé
globalement dans le Coran et le hadith car il n’est pas possible de spécifier
chaque chose nommément.» Extrait de Madjmou
fatwa
Cheikh al-islam (34/204-207).

Votre devoir, ô
fidèle serviteur d’Allah, est de  te débarrasser de cette maladie
chronique pour rester fort dans votre relation avec Allah. Ne te  soumets pas à ton
âme charnelle et à ton  plaisir. Protège
ta religion et tes prières contre le vin afin d’éviter qu’il gâte tes affaires
religieuses et profanes. Si ton état nécessite un traitement curatif dispensé
dans une structure médicale, il faut le faire immédiatement pour mettre fin à
ton épreuve.

Nous demandons à
Allah de te disposer à ce qu’Il aime et agrée en fait d’actes et de paroles et , par Sa grâce, de d’inspirer un repentir sincère.

Allah
le sait mieux.

 

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