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Travailler dans les pharmacies qui abritent des médicaments contenant des dérivées illicites

 

Louanges
à
Allah

Premièrement, il est en principe permis de vendre les médicaments que l’on ne sait pas illicites. Le
commerce est en soi licite selon la parole du
Très-haut: « Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt »
(Coran,2:275) Dès lors, rien ne doit en
être interdit sur la base du simple doute.

Deuxièmement , il se peut
qu’un médicament contienne une dérivée dont la consommation est illicite tel l’alcool. Ce qui n’empêche pas la licité
de sa vente quand l’élément interdit représente une faible dose et se dissout dans le médicament de sorte
à
ce
que la prise d’une grande quantité
du médicament n’entraîne pas l’ivresse.

On lit dans la fatwa de la Commission
permanente (22/297):
« On vend
sur les marchés des médicaments et des gâteaux contentant une faible dose d’alcool. Est-il permis de les consommer tout en sachant que la consommation
d’une grande quantité
de ces gâteaux n’entraîne pas l’ivresse? »

La réponse est que
si la quantité
d’alcool dans le médicament est si faible
qu’elle ne provoque pas l’ivresse , même consommée en grande quantité, il est alors permis de l’utiliser et de le vendre car l’alcool n’a aucun impact sur la saveur, la couleur ou l’odeur du médicament puisqu’il est complètement dissout dans la substance licite. Il est toutefois interdit au musulman de
fabriquer ces gâteaux ou de les mélanger avec les mets destinés aux musulmans ou d’aider
à
les confectionner. »

L’utilisation de médicaments contentant une faible dose d’alcool susceptible de rendre ivre est l’objet de résolutions prises par l’Académie islamique de Jurisprudence et des
fatwas
émises par des commissions et des
organisations
à
travers le monde musulman, tout en soulignant
qu’il est préférable d’éviter l’usage de l’alcool dans la confection des médicaments par souci de s’écarter de tout ce qui est suspect.

Une résolution de l’Académie islamique de Jurisprudence affiliée
à
l’Organisation de la Coopération islamique n°23 (11/3) répondant
à
une consultance de l’Institut Mondial de la Pensée Islamique
 de Washington stipule: 

« Douzième question: il y a beaucoup de médicaments qui contiennent
différentes doses d’alcool pouvant varier entre 0.01 pour cent et 25 pour cent. La plupart de
ces médicaments soignent le rhume et l’angine et d’autres affections courantes. Ils représentent 95 pour cent des médicaments utilisés dans ce domaine. D’où
la difficulté, voire la quasi impossibilité
de
les contourner. Comment juger la prise
de ces médicaments?

Réponse: le malade musulman est autorisé
à
prendre un médicament contenant de l’alcool
à
défaut d’un autre sans alcool, si le premier médicament lui a
été
prescrit par un médecin comptent et
sûr. »
Extrait de la revue de l’Académie N°
3, vol 3 P1087.

On lit dans une résolution de l’Académie de Jurisprudence affiliée
à
la Ligue Islamique Mondiale:
« Il est permis d’utiliser les médicaments contenant une dose d’alcool que nécessite l’industrie internationale du médicament et qui n’ont pas de substitut,
à
condition que l’ordonnance soit délivrée par un
médecin intègre. Il est encore permis d’employer l’alcool pour nettoyer une blessure, comme bactéricide et dans la confection de crèmes et pommades
à
usage externe. »
Extrait de Résolutions de l’Académie Islamique de Jurisprudence de La
Mecque, p.341.

Troisièmement, ce qui est dit
à
propos de l’alcool s’applique
à
certaines
 dérivées interdites parce que prélevées de cadavres ou du porc. Si ces dérivées sont de faible quantité
et subissent une transformation chimique complète de nature
à
les rendre pures, on
 les tolère et permet la ventre et
l’usage des médicaments et produits cosmétiques qui en contiennent. Ceci est déjà
expliqué
en détail dans le cadre de la réponse donnée
à
la question n°97541.

En somme, la présence d’une substance interdite dans un médicament n’en
empêche ni la vente ni l’utilisation.

Quatrièmement, quand l’absorption d’une grande quantité
d’un produit entraîne l’ivresse et quand un produit contient de la graisse porcine restée telle quelle, il n’est permis ni de les vendre ni de les
utiliser. Celui qui travaille dans une pharmacie doit les
éviter.

Voilà
qui vous permet de savoir
qu’en principe , il est permis de travailler dans les pharmacies puisque la
plupart des médicaments sont licites. Quand la présence d’un médicament
qu’il est interdit de prendre est
avérée, il n’est pas permis de le vendre. Cependant
il n’y a aucun inconvénient
à
continuer d’exercer le métier de pharmacien 
tout en
évitant la vente des produits interdits.

Allah le sait mieux.

 

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