L’équilibre psychologique… quand une personne apprend à se tenir au milieu d’elle-même
L’équilibre psychologique n’est pas un état idéal qui peut être atteint une seule fois, ni un calme permanent dépourvu d’anxiété ou de perturbation.
À la base, c’est la capacité de rester immobile pendant que la vie bouge autour de vous. Savoir où mettre le pied, même quand on ne sait pas où la route mènera.
Au fil du temps, j’ai réalisé que ce qui ébranle le plus une personne, ce ne sont pas les événements eux-mêmes, mais la façon dont elle les gère, ni ce qu’elle perd soudainement, mais plutôt ce qu’elle n’a pas résolu en elle-même dès le début.
Prendre ses responsabilités…le véritable début de l’équilibre :
L’équilibre ne vient pas de l’extérieur et n’est pas non plus créé par de bonnes circonstances. Au contraire, il naît d’un moment où une personne reconnaît honnêtement que sa vie relève de sa responsabilité.
Se rendre compte que ses choix quotidiens – les petits avant les grands – sont ceux qui déterminent le cours de ses journées : au travail, dans les relations, en matière d’argent et dans la façon dont il se voit.
Lorsqu’une personne assume l’entière responsabilité, elle cesse de chercher un coupable permanent et commence à chercher une décision plus claire. Ici, la responsabilité n’est plus un lourd fardeau, mais devient plutôt un point d’équilibre. Car celui qui sait qu’il est le décideur sait aussi qu’il est capable d’apporter des changements.
Choix conscient… ce que je veux vraiment, pas ce que je veux maintenant :
Une grande partie de la détresse psychologique ne vient pas de mauvaises intentions, mais d’un désir précipité, lorsqu’une personne confond ce qu’elle veut maintenant avec ce qu’elle veut réellement.
Les désirs immédiats calment un instant, mais ils ouvrent souvent les portes d’urgences qui ne ferment pas : urgences financières, urgences émotionnelles et urgences psychologiques qui épuisent l’intérieur plus qu’elles ne lui plaisent.
Mais quand une personne se demande honnêtement : est-ce que cela me servira à long terme ? Est-ce qu’il ressemble à la version de moi que je veux être ?
Le chaos commence à s’apaiser et une légère forme d’équilibre émerge… un équilibre qui ne dépend pas d’un plaisir rapide, mais du sens.
Comprendre la réalité… faire face à ce qui se passe, pas à ce qui est supposé :
L’une des choses les plus épuisantes est de vivre dans un conflit entre ce qui est et ce qui aurait dû être.
La vraie compréhension ne signifie pas une satisfaction forcée, ni un abandon, mais plutôt une gestion intelligente de la réalité telle qu’elle est, et non telle que nous la souhaitons ou l’imposons dans notre imagination.
Lorsqu’une personne comprend ce qui se passe, elle choisit ses étapes avec soin et cesse d’épuiser son énergie à résister à ce qui ne peut pas être changé maintenant.
L’équilibre ici n’est pas une faiblesse, mais plutôt une conscience qui fait la distinction entre la bataille possible, la bataille reportée et la bataille qui n’en vaut pas la peine.
Dans quel système vivons-nous ? Une question qui n’est pas souvent posée :
Peu de gens se demandent : dans quel système psychologique est-ce que je vis la plupart de mon temps ? Est-ce que je vis dans le système de communication ? Ou dans le système d’alerte ? Ou dans le système d’exclusivité ? Cette question suffit à elle seule à ouvrir une nouvelle fenêtre de prise de conscience.
Système de communication… puissance silencieuse :
Dans ce système, une personne est présente au moment présent, connectée à elle-même et à la réalité, ne s’enfuit pas et ne devient pas trop sur la défensive.
Ici apparaît le vrai courage : le courage de comprendre, le courage de reconnaître et le courage de choisir consciemment.
Il ne s’agit pas d’une impulsion, mais d’une prise de conscience motivée par un sentiment intérieur de pouvoir… le pouvoir de qui sait où il est, ce qu’il fait et pourquoi.
Ce système est le terrain fertile de l’équilibre psychologique. Parce que cela permet à une personne de vivre l’instant présent sans s’y perdre.
Système d’alerte… survie par tous les moyens :
Dans ce système, les gens vivent comme si le danger était constant, comme si la vie était une poursuite sans fin.
Les décisions ici sont prises par souci de survie, et non par vision, et le résultat est souvent une anxiété constante et un retrait chaque fois que l’occasion se présente.
Une personne peut survivre temporairement, mais elle paie un lourd tribut psychologique. Parce que l’alerte à long terme fatigue l’âme avant le corps.
Le système de l’extinction… la lente absence de soi :
Le système d’extinction n’est pas basé sur un rejet pur et simple, mais plutôt sur un retrait discret de la vie. Qu’une personne nie ses sentiments, minimise ses besoins ou fait semblant d’être forte tout en s’éloignant intérieurement, étape après étape.
Ici, il n’y a pas de chocs brusques, mais plutôt une lente érosion du sens et un vide qui s’agrandit silencieusement.
Au fil du temps, cet isolement se transforme en un état proche de la dépression, une dépression qui ne crie ni n’appelle à l’aide, mais qui vit plutôt dans l’ombre.
En conclusion…l’équilibre est un choix quotidien :
L’équilibre psychologique n’est pas un don, ni une recette toute faite, mais plutôt un choix qui se pratique au quotidien.
Choisir d’assumer ses responsabilités, de faire la distinction entre votre désir immédiat et ce que vous voulez réellement, de comprendre la réalité telle qu’elle est et de vivre – consciemment et courageusement – dans le système de communication.
Les tempêtes ne disparaissent pas et la vie ne se calme pas d’un seul coup, mais on apprend à se tenir au milieu d’elles sans tomber.
Vous n’atteindrez peut-être pas un équilibre complet, mais vous vous en rapprocherez chaque fois que vous serez honnête avec vous-même et cesserez de fuir les questions difficiles.
C’est en soi une forme rare de paix intérieure.